Scarlet Queen tome 1
Plate-forme : Bande Dessinée
Date de sortie : 02 Juillet 2025
Résumé | Test Complet
Editeur :
Développeur :
Genre :
Bande dessinée
Multijoueur :
Non
Jouable via Internet :
Non
Test par

Nic007


8/10

Scénario : Kurt McClung
Dessin : Noemi Tedeschi

L'histoire se déroule dans le monde de Calice. La reine Lizaru, surnommée la Reine Écarlate, est la magicienne la plus puissante de l'histoire. Son pouvoir est unique : elle tire sa force de l'amour et de la dévotion que lui porte son peuple. Ce lien magique a un avantage de taille : Lizaru peut ressentir les sentiments de ceux qui l'approchent. En théorie, il est impossible de la trahir, car un assassin serait immédiatement trahi par sa haine ou son absence d'amour. Pourtant, la cité est attaquée par des bêtes enragées et des tueurs. Quelqu'un a trouvé le moyen de contourner cette sécurité émotionnelle. Pour démasquer le traître, la reine fait appel à Oswel, son garde du corps personnel, pour mener une enquête secrète au sein des grandes familles du royaume. Lizaru (La Reine) est une souveraine charismatique mais vulnérable. Son pouvoir dépend de l'image qu'elle projette, ce qui l'oblige à une forme de manipulation affective constante. Oswel (Le Gardien) est son bras armé. Sa loyauté est absolue, mais il va découvrir que dans un monde régi par les sentiments, la vérité est souvent floue. Malicia aide Oswel dans ses recherches et apporte un regard extérieur sur les intrigues de cour.

L'idée que la légitimité politique et la puissance militaire dépendent littéralement de l'affection est une trouvaille brillante. Cela transforme la politique en une gestion de l'image et du sentiment. Si la reine n'est plus aimée, elle perd ses pouvoirs. Cela donne une tension constante au récit : chaque mécontentement est une menace magique. Le travail de Noemi Tedeschi au dessin est somptueux. Les designs sont élégants, avec une utilisation marquée des couleurs (le rouge, évidemment) pour symboliser la passion et le pouvoir. Les décors de la cité de Calice sont grandioses, mêlant influences orientales et fantasy classique. Sous ses airs de saga épique, le tome 1 est avant tout une enquête. On cherche le "grain de sable" dans l'engrenage. L'intrigue joue sur les faux-semblants : comment peut-on détester quelqu'un tout en l'aimant ? C'est le paradoxe au cœur de la conspiration. Certains pourront trouver les dialogues un peu formels, mais cela colle à l'étiquette de la cour royale de Calice.

VERDICT

-

"Scarlet Queen" réussit son pari en proposant un univers cohérent et original. Le rythme est soutenu et le cliffhanger de fin de tome donne immédiatement envie de lire la conclusion (le Tome 2).

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